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samedi 14 avril 2012

Migration définitive (? Ah, quelle bonne blague !)

Même si je ne suis pas à 100% satisfait de ce que m'offre Wordpress, j'en avais marre de rester bloqué devant les limitations techniques de Blogger. Devoir chier un code HTML à rallonge pour juste faire une barre de navigation à sous-menus ne m'enchantait guère, et ça fait un moment que je voulais essayer autre chose. 
Passées les premières heures d'essai et de personnalisation de différents thèmes de Wordpress, j'ai enfin obtenu ce que je souhaitais : un menu avec de la profondeur ! 


Sauf que... Wordpress est gratuit, c'est gentil, mais la plupart des thèmes proposés, quand ils ne sont pas payants, demandent d'allonger la monnaie si on veut personnaliser la couleur de la police ou encore changer celle par défaut. C'est très irritant, quand on sait que Blogger l'intègre nativement... Et que Wordpress possède aussi ce sale défaut de coller une barre inutile en haut de la page. Mais enfin... Les plus conciliants diront que c'est déjà très bien pour le prix. 


C'est pour cela que je m'en vais vous donner ce qui sera ma nouvelle adresse, si je ne reviens pas sur ma décision de migration définitive, après avoir subi par deux fois les affronts d'une liste de tags utilisée pour créer un menu de catégories de fortune. Je m'explique : ajouter un seul tag "vus au ciné" a par deux fois supprimé l'intégralité de ma liste de tags (non mémorisés bien sûr) ; et ce fut donc la goutte d'eau qui m'a fait rejoindre les rangs de l'adversaire.

Sachez, en plus de ça, que des rumeurs se font de plus en plus pressantes pour rapporter que Google imposerait bientôt à tous ses utilisateurs de Wordpress les nouveaux modèles de blog tout laids et bourrés de vignettes "trop chanmé j'suis à la mode et j'aime les mosaïques mais c'est de la merde et c'est illisible", aussi appelé "effet Tumblr "ouh y'a des images c'est joli"".

Puisse ce post être utile pour les développeurs de Blogger comme Wordpress... (on peut toujours rêver)

Maintenant, ça se passe sur : http://catabase.wordpress.com/

jeudi 12 avril 2012

THX 1138 : 1138 mercis


MAINSTREAM, MAIS PAS TROP
Sexe, bouffe digne de ce nom, pilosité, lucidité et pour résumer « humanité » ne sont plus qu'un lointain souvenir. Tout est contrôlé, mesuré, évalué, calibré, modéré, sous la coupe d'une police androïde aussi intelligente qu'un grille-pain à qui on aurait appris à mettre un pas devant l'autre.

Film de SF dystopique typique, qui évoque les Welles les plus connus ou Le meilleur des mondes.
MAIS la mise en scène tue la bite, et subjugue en VO quand la VF laisse septique... Si on reconnaît quelques éléments qui sonnent comme les prémices de Star Wars : son des motos qui fait penser aux pods de La Menace Fantôme, le tintement de la cloche n'est quand même pas le même.

Vachement plus mature (dans le sens désabusé et pas très enjôleur) et abouti esthétiquement, traitant tout à l'épure, pour laisser travailler l'imagination. InTRONisé avant le film de Disney, il en épouse la représentation spartiate allant à l'essentiel tout en empruntant une voie diamétralement opposée. Le blanc laiteux, liquide séminal ou amniotique dans lequel sont plongés les protagonistes fait autant penser à Matrix qu'aux plans d'introduction d'Alien 4.

« WORK MORE. BUY MORE. BE HAPPY ».
Dans le propos, il est revendicatif et dénonciateur, ralliant presque le cynisme mordant d'un film de Romero (Zombi), coupant à la serpe la société de consommation et la religion comme opium du peuple. Pas de geekeries superflues, tout est affaire de société néo-industrielle où les masses sont produites par et pour la production en masse.
Travailler plus pour gagner plus pour consommer plus, déjà vu non ? Le bonheur dans le travail, l'épanouissement de soi par la valeur marchande, autant de valeurs pré-68 dénoncées pendant les années 70, et qui résonnent à pleine turbine dans cette satire à peine dissimulée du capitalisme forcené.

Bref, les paroles sont éculées, mais ça fait toujours du bien de se faire administrer un message subliminal en contre-pied des mœurs bien-pensantes actuelles. Un peu de mauvaise foi et de pas mal de toupet pour (r)éveiller les consciences n'ont jamais fait de mal à personne... L'Etat ultra-patriarcal, si.  
7/10