C'est toujours le même schème qui gagne l'être. L'attente, puis la croisée à l'épine dorsale du vent qui s'engouffre et des poils qui se hérissent. Tout ça pour une affaire d'émotions, de sensations avortées aussitôt le vent levé. Ce frisson, c'est celui de l'intensité, du sentiment de se reconnaître à travers le fruit matériel des passions d'autrui, pour y trouver un « soi » un tant soit peu identifiable. Drôle de sentiment, simili-cousin germain éloigné et avec qui l'on s'entend si bien... à peine entrevu qu'il est déjà perdu de vue, sans qu'on ait aucunement prévu son arrivée ni son retour, juste pris conscience de son absence une fois l'avoir retrouvé.
jeudi 8 septembre 2011
Bâtisse du rien
C'est toujours le même schème qui gagne l'être. L'attente, puis la croisée à l'épine dorsale du vent qui s'engouffre et des poils qui se hérissent. Tout ça pour une affaire d'émotions, de sensations avortées aussitôt le vent levé. Ce frisson, c'est celui de l'intensité, du sentiment de se reconnaître à travers le fruit matériel des passions d'autrui, pour y trouver un « soi » un tant soit peu identifiable. Drôle de sentiment, simili-cousin germain éloigné et avec qui l'on s'entend si bien... à peine entrevu qu'il est déjà perdu de vue, sans qu'on ait aucunement prévu son arrivée ni son retour, juste pris conscience de son absence une fois l'avoir retrouvé.
lundi 11 avril 2011
Tragedy - Vengeance

A force de le faire tourner en boucle, j'ai fini par le faire décoller, le serpent. Alors monsieur, c'est kwaaaaa ??? Eh bien, petit, ce n'est pas le groupe auquel tu penses lorsque tu te pouffes derrière tes mains de morveux, en renaclant le remix de Noël d'NRJ ou une autre de tes chères radios à la con, mais c'est un groupe de Crust ; encore un truc qui va te faire pouffer. Qu'est-ce que je disais... Mais arrête de te marrer, sale avorton, je vais te calmer sévère cette marmaille avec ma caillasse balancée depuis le bus tour de U2 collé au parvis de Vichy. Quand je te dis « Vengeance », qu'est-ce que ça t'évoque ? Rien ? Eh bien moi pas beaucoup plus non plus, à part des galopades zélées dans la nuit noire battues par une batterie de cymbales et de baguettes en tintamarre « tchaka poum tchaka poum tchaka poum ». Alors là évidemment tu te gausses en « lol » et en « mdr » mais ta face reste morne. Parce que faut pas déconner, Tragedy impose le respect, même aux petits français qui ont trop bouffé de Hit Machine à plein nez. Si je te dis que c'est pas original, tu t'en fous, comme moi, parce que ça se la donne grave et que ça mange pas de pain mais que ça fout des baignes aux niais comme pas possible.
Merci Johnny, merci To, à dans 10 ans, même jour même heure même...
jeudi 17 février 2011
Paint It Black - New Lexicon
Sous ses dehors de groupe de Hardcore classique, Paint It Black est plus que ça. Comme son nom l'indique, il a parfois des accents de noirceur qui siéent bien mal à ses quelques séances euphoriques de Punk à roulettes. Mais plus encore, ce sont les incartades expérimentales qui font toute la différence. Quand ses cousins se contentent de donner dans le minimum syndical, Paint It Black creuse la valeur ajoutée. Il fait fourmiller le détail pour faire frétiller les membres sollicités par les roulades hyperactives du rythme. Agités du bocal et sclérosés du bulbe, les gars ont le savoir-faire pour frapper dans le lard et la manière de manier l'énergie pour la beauté du mosh.
Pas la révolution ni l'orgasme sonique, mais un gros représentant du Hardcore « middle-school », entre la vieille école et la nouvelle pour tirer le meilleur parti des deux tout en ayant une forte inclination pour la sagesse des aïeux. Dans ce sens, on n'est jamais loin du Hardcore touché par la grâce des spiritueux de 108.
Alors toi, oui Toi, si tu veux du gros, du lourd, qui tape fort dans la chambrée Hardcore sans pour autant détruire l'héritage des anciens, écoute la fratrie des coreux qui décidément ont tout à gagner à broyer du noir.
jeudi 16 décembre 2010
Amanda Woodward - La décadence de la décadence
On rouvre les cartons. On racle les fonds de tiroirs même. Du côté des instrus, ça bouffe à tous les rateliers, et pour le bonheur de tout le monde. Rien de péjoratif dans tout ça tant l'ensemble est homogène et dingue de variété. Du rock le plus couillu (on dira Screamo pour faire court) au post-rock en passant par le dub (si si, un 'ti peu), l'actrice échevelée est insolente de prestance. AW est avant tout un groupe qui a de quoi bomber le torse (ou le showbiz ?) après avoir produit pareil album... Et puis si cet ingénieux amas de phrases autrement appelé « paroles » semble confus sur le papier comme dans l'énonciation, on peut répondre par l'interrogation suivante : a-t-on jamais demandé aux poètes d'être aussi immaculés (ou emasculés ?) et transparents que les vitrines et ceux par qui elles sont léchées ?
samedi 13 novembre 2010
Le raz de marée "à taille humaine"
- All Pigs Must Die : Death In June ? Non : de la bovinerie sonore en règle ; du Crust comme on en fait par millions, mais qui fait toujours du bien par où il passe. A nom de groupe raffiné, musique élaborée.
- Black Breath : Du Crust avec un son Deatheux à la suédoise. Du petit Grind en fusion bien Groovy et Rock'n'wall qui encore une fois ne réinvente pas l'eau bouillante mais arrose son monde sous une belle douche dorée.
- Lewd Acts : Ah ! Le groupe du jour ! Des gimmicks à la Converge (cf. dernier album), de la hargne, du Groove. Estampillé Deathwish, et ça se sent !